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Bibliométrie

La bibliométrie

 

Nouveauté 

Ressource disponible depuis janvier 2017 : le Web of Science, base de données bibliographique et bibliométrique de la société Thomson Reuters qui a racheté en 1992 l'Institute for Scientific Information.

Le Web of Science (WoS) donne accès à plus de 61 millions de références bibliographiques, qu'il s'agisse d'articles de revues, d'actes de conférences ou de livres, essentiellement en sciences exactes et appliquées. Il permet une exploration des liens entre les articles établis par des chercheurs experts dans leur domaine. Le WoS génère également des analyses statistiques des publications.

Un guide détaille les recherches (par sujet, par auteur, par référence citée...) et présente les filtrages possibles des résultats.

Définitions et usages

La bibliométrie mesure de manière quantitative la production scientifique d'un chercheur, d'un groupe de chercheurs, d'un institut ou d'un pays. Elle se base sur des indicateurs issus de l’exploitation statistique des publications scientifiques, à partir de bases de données.

Les principaux indicateurs

Comme tous les indicateurs, ceux de la bibliométrie présentent des biais qu'il faut connaître. Ils sont donc à utiliser en complément les uns des autres, en gardant à l'esprit qu'ils reposent sur des données quantitatives et non qualitatives. Le site du Cirad, détaille le calcul, les objectifs et les précautions à prendre concernant ces indicateurs.

Parmi les principaux indicateurs, il est possible de citer :

Le facteur d'impact

Le facteur d'impact (impact factor) indique le nombre moyen de citations attribué aux articles d'une revue donnée, pendant une période donnée, de 2 ou 5 ans généralement. Il s'obtient en divisant le nombre de citations des articles publiés dans une revue pendant une année par le nombre de ces articles publiés dans cette revue pendant cette année. Il est publié tous les ans dans le Journal Citation Reports de Thomson Reuters.

L'indice H

Proposé en 2005 par Jorge Hirsch, cet indice cherche à mesurer la productivité et l'impact d'un scientifique ou d'un groupe de scientifiques à travers le nombre de ses publications et des citations reçues. Ainsi, un chercheur aura un indice de h si h de ses articles ont été citées au moins h fois.

Il existe d'autres indicateurs, comme le Scimago Journal Rank, l'Eigenfactor ou l'indice G.

Les outils bibliométriques

Pour calculer les indicateurs bibliométriques, des outils recensent les publications scientifiques et leurs citations (émises et reçues). Gérés par des sociétés commerciales, certains d'entre eux ne sont accessibles que sur abonnement.

Malgré des évolutions constantes, ils rencontrent tous des limites qui peuvent être :
- une couverture des publications scientifiques partielle (les sciences humaines et sociales y sont moins représentées) et parfois inconnue
- des doublons dans les références bibliographiques
- une prise en compte de toutes les citations, sans niveau de valeur (non-exclusion des auto-citations ; citations négatives...)
- l’absence de prise en compte de la qualité des articles, que seule l'évaluation par les pairs permet de connaître, et des autres aspects de l'activité de recherche, comme l'enseignement, qui permettraient d’obtenir une évaluation fiable du chercheur

Les trois bases principales sont :
- Web of Science: base de la société Thomson Reuters, qui a racheté en 1992 l'Institute for Scientific Information. Il dépouille 12 000 revues et 148 000 comptes-rendus de conférences, essentiellement dans le domaine des STM. Un abonnement est nécessaire pour accéder à cette base.
- Scopus: base créée en 1994 par la société Elsevier, elle indexe plus de 20 000 revues. Si les SHS y sont mieux représentées, sa couverture temporelle est moins importante. Un abonnement est nécessaire pour accéder à cette base.
- Google Scholar: lancé en 2004, Google Scholar utilise la puissance du moteur du même nom pour indexer et dépouiller les articles scientifiques présents sur le Web. Simple d'utilisation et gratuit, sa couverture des publications est inconnue.

Pour prolonger

Cette rubrique offre une première approche de la bibliométrie, de ses méthodes et objectifs. Pour en savoir plus, l'URFIST de Paris propose également des formations et des rencontres gratuites sur ce sujet. Certains de leurs supports sont en ligne.

L'Académie des Sciences a rédigé en 2011 un rapport sur le bon usage de la bibliométrie dans l'évaluation individuelle des chercheurs.