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Publication scientifique et identité numérique

Publication scientifique et identité numérique

Ethique et circuit de la publication scientifique

L'identité numérique

Éthique et circuit de la publication scientifique

Éthique de la publication scientifique

Le système actuel de gestion et d'évaluation de la recherche repose en grande partie sur les publications des chercheurs. Cette pression peut conduire, volontairement ou par négligence, à adopter certains comportements qui ne respectent pas l'éthique des publications scientifiques. Outre le retrait des articles incriminés, ces comportements peuvent entraîner un discrédit porté sur un chercheur ou une équipe de chercheurs. Il est pourtant simple de se prémunir contre ces dysfonctionnements, en respectant quelques règles.

Plagiat

Le plagiat est le fait de copier ou de s'inspirer fortement de l'œuvre d'un auteur ou d'un créateur sans le citer, que cela soit fait volontairement ou non. La seule manière d'éviter le plagiat est de mentionner de manière très précise les références de tous les documents externes utilisés pour la rédaction et l'illustration de son travail et, le cas échéant, d'obtenir l'accord des ayants droit pour cette utilisation. Des logiciels de gestion bibliographique peuvent être très utiles pour l'insertion de références lors de la rédaction.

Double publication

Il s'agit de soumettre le même travail (ou deux travaux très similaires) à plusieurs éditeurs simultanément, avec le risque que le même article paraisse dans deux revues différentes.

Publication redondante

La publication redondante peut prendre plusieurs formes : utilisation des mêmes résultats de recherche pour la rédaction de plusieurs articles similaires, « saucissonnage » des publications pour en augmenter le nombre, auto-citation... Chaque article doit apporter des éléments nouveaux par rapport aux précédents et constituer un tout cohérent présentant l'intégralité des résultats de la recherche.

Mauvaise exploitation des données de la recherche

Il s'agit de tronquer ou de modifier les données obtenues lors d'une recherche ou de présenter des chiffres ne correspondant pas ou représentant de manière erronée les résultats d'une expérimentation afin qu'ils correspondent aux attentes de départ. Il convient de présenter avec exactitude les méthodes employées et le protocole suivi.

Conflit d'intérêts

S'il est employé, consultant ou investi dans une entreprise avec éventuellement une rémunération à la clé, le chercheur peut se trouver en conflit d'intérêts, notamment si les résultats de son étude sont liés à des financements. Pour éviter la suspicion, il convient de mentionner à l'éditeur de la revue, ainsi que dans le manuscrit, l'existence de ces liens.

Ordre des auteurs

Un article scientifique peut être rédigé par une ou plusieurs personnes. Dans ce second cas, l'ordre des signatures a une signification qui varie selon les disciplines et qui peut être prise en compte dans certains cas (calculs bibliométriques).

Pour prolonger

Hervé Maisonneuve écrit régulièrement des billets sur son blog "Rédaction médicale et scientifique" concernant l'éthique de la publication scientifique, notamment dans le domaine médical.

Tenu par deux éditeurs Adam Marcus et Ivan Oransky, Retractation Watch signale les rétractations souvent peu connues d'articles, notamment dans le domaine des sciences de la vie. Il pointe ainsi les résultats invalidés et les causes de ces retraits.

Circuit de la publication scientifique

L'un des principes fondamentaux de la publication scientifique est l'évaluation par les pairs. Une revue scientifique sérieuse soumet à la lecture d'autres chercheurs du même champ disciplinaire les propositions d'articles qu'elle reçoit. A l'issue de cette relecture, l'article peut être accepté ainsi, refusé ou accepté sous réserve de modifications fondées sur les commentaires des évaluateurs. Dans ce dernier cas, l'auteur traite ensuite le plus souvent avec le secrétaire de rédaction pour effectuer les changements demandés. Dans certains cas, il peut être demandé de resoumettre l'article pour évaluation.

Pour prolonger

Pour plus d'informations, nous vous invitons à échanger avec vos collègues ou directeurs de thèse. Dans tous les cas, il faut avoir conscience que la publication et l'auto-archivage en libre accès sont de plus en plus acceptés. Certaines institutions finançant la recherche, dont l'Union Européenne, incitent fortement à favoriser le libre accès.

L'ouvrage de Bernard Pochet, Lire et écrire la littérature scientifique aux Presses agronomiques de Gembloux (2013), largement utilisé pour rédiger cette page, constitue une introduction utile à la publication. Une version au format PDF est disponible gratuitement sur l'archive institutionnelle ORBi.

L'identité numérique

Prendre en main son identité numérique peut être un moyen efficace de rendre plus visibles ses travaux et son expertise dans certains domaines de recherche.

Qu’est-ce que l’identité numérique ?

Pour reprendre les termes d’Olivier Ertzcheid, « l’identité numérique peut être définie comme la collection des traces (écrits, contenus audios ou vidéos, messages sur des forums, identifiants de connexion, etc.) que nous laissons derrière nous, consciemment ou inconsciemment, au fil de nos navigations sur le réseau, et le reflet de cet ensemble de traces, tel qu’il apparaît « remixé » par les moteurs de recherche ». Autrement dit, il s'agit de ce que je dis de moi sur Internet.

Son corollaire, l’e-réputation, se rapporte à ce que l’on dit de moi sur Internet, en partie à partir de l’identité numérique que j’ai construite, volontairement ou inconsciemment.

Identité numérique et e-réputation ne sont pas entièrement contrôlables mais il existe des stratégies et des recommandations pour essayer de les maîtriser autant que possible.

Stratégies et recommandations

Olivier Ertzcheid conseille de faire reposer son identité numérique sur les quatre piliers suivants :

  1. « protéger et réserver son nom » : posséder son propre nom de domaine et des comptes sur les outils les plus en vogue afin d'anticiper un usage et d'éviter une potentielle usurpation
  2. « définir son périmètre de confidentialité » : revérifier régulièrement ses paramètres de confidentialité, en particulier lors du passage de nouvelles CGU (conditions générales d’utilisation)
  3. « s’impliquer » : il vaut mieux s’exposer et être présent que le contraire, en règle générale
  4. « veiller au grain » : faire de la veille régulière sur son nom

D’autres recommandations peuvent guider votre utilisation de certains outils permettant d’affirmer votre présence en ligne :
- s'exprimer sous son vrai nom
- ne remplir que le minimum d’informations nécessaires lors de l'inscription sur des sites
- préférer des outils ou réseaux avec des politiques de transparence claires
- choisir l’outil le plus adapté à ses besoins
- utiliser les outils en fonction de ses besoins et de ses publics
- s'impliquer vraiment ou fermer son compte
- toujours avoir à l’esprit le potentiel de décontextualisation (et de diffusion rapide) de ses propos sur Internet

Réseaux sociaux pour la recherche

L’identité numérique s’exprime principalement sur les réseaux sociaux.

Outre les plus connus (Facebook, Twitter) et les principaux réseaux sociaux à destination des professionnels (Linkedin et Viadeo), des réseaux sociaux existent pour les chercheurs, notamment :
Academia (principalement en SHS)
Mendeley (centré sur la gestion bibliographique)
ResearchGate (principalement en sciences exactes)

Ils peuvent proposer d’autres fonctionnalités par rapport aux réseaux sociaux professionnels, comme la mise en ligne de vos publications. Sur ce dernier point, nous vous recommandons la plus grande vigilance. Vous ne disposez peut-être pas de tous les droits vis-à-vis de votre éditeur et un dépôt sur une archive ouverte vous assurera, outre une bonne visibilité, une meilleure pérennité de conservation.

Carnets de recherche et blogging scientifique

De plus en plus de chercheurs ouvrent un carnet de recherche, qui peut prendre la forme d’un blog hébergé par un fournisseur ordinaire ou par une plateforme de blogging scientifique, comme Hypotheses.org en SHS ou C@fé des sciences en sciences exactes. Certains chercheurs prennent le parti d'ouvrir un blog sur un site de journal en ligne comme Le Monde ou Le Huffington Post.

La bibliothèque est en mesure de vous former et de vous accompagner, sur demande, à l’ouverture d’un carnet de recherche sur Hypotheses.org.