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APC, dépenses & frais de publication

Toutes les questions que vous vous posez sur le modèle auteur-payeur, les frais de publication ou APC générés (Article Processing Charges, Publication Fees, Publication charges) avec des réponses pratiques, des pistes pour diminuer les coûts, des modalités pour une prise en charge…


Répartition des APC, dépenses & frais de publication de l'UVSQ, données 2017-2020 collectées par la DBIST - Publication sur OpenAPC

1. Qu'est-ce que le modèle auteur-payeur ?
2. Dois-je payer les APC pour publier en accès libre ?
3. Payer, oui mais combien ?
4. Qui paye ? 
5. Quel est intérêt pour un établissement de suivre ses APC, dépenses & frais de publication ? 


1. Qu'est-ce que le modèle auteur-payeur ?

Le modèle auteur-payeur consiste à faire payer des frais à l'auteur ou à son institution pour publier un article qui sera ainsi en accès libre sur le site de la revue.
Ces frais sont des APC, mis pour Article Processing Charges.
Il s’oppose au modèle lecteur-payeur où le contenu de la revue est accessible par abonnement.
Dans une revue auteur-payeur, les APC peuvent être :
  • OPTIONNELS (pour les revues avec abonnements payants, seuls les articles dont les auteurs ont payé des APC étant en accès libre)
  • ou OBLIGATOIRES (pour les revues intégralement en accès libre).
Tous les frais liés à la publication d'un article ne sont pas forcément des APC : il peut s'agir de frais pour figures en couleur ou pages supplémentaires.
  • On ne parle d'APC que si les frais permettent la publication en libre accès

2. Dois-je payer les APC pour publier en accès libre ?

Pas nécessairement, il est tout à fait possible de publier en open access sans obligatoirement payer des frais de publication et chercher en priorité des revues pour lesquelles il n'y a pas d'APC à payer :
  • Vérifiez dans le Directory of Open Access Journal (DOAJ) si la revue dans laquelle vous souhaitez publier pratique des APC et si oui, quels sont les montants pratiqués. En recherchant par sujet, titre de journal, éditeur, vous avez la possibilité d'affiner avec le critère " Article Processing Charge APC ", Licence. Il existe également pour les ouvrages le Directory of Open Access Book (DOAB).
  • Pensez aux modèles alternatifs tels que les épi-revues avec Episciences.org, ou les revues ouvertes diffusées par le centre Mersenne, Scipost, Knowledge Unlatched, LingOA, MathOA, OpenEdition, …

3. Payer, oui mais combien ?

On peut être amené à payer des APC seulement quand ils sont obligatoires, parce que la revue est intégralement en accès libre. Dans ce cas, il faut veiller au montant de ces APC, qui doit rester raisonnable.
Le montant des APC est très variable d’une revue à l’autre et d’un éditeur à l’autre. De manière générale, on constate que les tarifs pratiqués pour publier dans des revues full OA sont inférieurs à ceux des revues hybrides.
Ainsi le coût moyen des APC:
  • pour une revue full OA est d’environ 1 500 €
  • pour une revue hybride tournent autour de 2 500 €
Nota : Il ne s’agit là que d’une moyenne et certains éditeurs pratiquent des tarifs prohibitifs supérieurs à 4 000 €

Attention : d’autres augmentent leurs prix en facturant, en plus des APC, des frais annexes pour pages et/ou figures en couleur.
  • Les auteurs doivent être vigilants tout au long du processus, de la soumission jusqu’à la publication : le fait que l’article soit soumis à des APC peut être une simple case à cocher peu explicite et sans possibilité de rétractation même si les APC sont optionnels. Toujours vérifier la politique du titre vis-à-vis de l’accès ouvert en amont de la soumission en consultant, par exemple, la base Sherpa/Romeo ou la base de connaissance Mir@bel (Mutualisation d'Informations sur les Revues et leurs Accès dans les Bases En Ligne). 


4. Qui paye ?

Normalement, la prise en charge des APC est institutionnelle. En général, c'est le premier auteur d'un article qui négocie avec l'éditeur.
N'hésitez pas à vous rapprochez de votre bibliothèque pour vérifier que les meilleures conditions ont bien été appliquées (existence de conditions particulières dans le cadre de contrats nationaux avec certains éditeurs tels que Elsevier ou EDP Sciences…).

Quelles que soient les modalités de paiement (carte du laboratoire, carte personnelle du chercheur, devis, bon de commande, facture, projet européen, etc.), il est indispensable de faire figurer sur les documents d’achat toute information nécessaire à l'identification de l’article publié.
Certains éditeurs proposent de partager la facture entre les différents auteurs. Ceci peut faire paraître les montants de ces " split invoices " plus acceptables. 
Il est donc indispensable de demander à ce que figurent le montant total des APC et le montant de la quote-part de chacun sur les factures pour faciliter la traçabilité de ces dépenses par des gestionnaires de laboratoire, les services financiers et comptables des établissements ou vos bibliothécaires.


5. Quel est intérêt pour un établissement de suivre ses APC, dépenses & frais de publication ?

Le recueil des montants des APC, dépenses & frais de publication s'inscrit dans la dynamique européenne en faveur d'une plus grande transparence des coûts de l'édition scientifique qui a pour objectif de disposer de données concrètes sur la réalité de la dépense en publication APC et de diffuser ces données en alimentant les sites dédiés à la transparence des coûts de l'information scientifique comme sur la plateforme OpenAPC (initiative allemande visant à recenser les dépenses APC au niveau international, après avoir récupéré les autorisations nécessaires auprès des établissements.).
A la DBIST, vos bibliothécaires suivent ces dépenses au niveau général de l'UVSQ depuis 2017. Ce sont ces chiffres qui s'affichent sur le site OpenAPC. Vous avez payé des APC et ne les voyez pas apparaître? N'hésitez pas à nous contacter.